Qui est Lison ?

L’interview

Le Carnet Japon, c’est une personne, pas une plateforme. Alors autant faire les présentations correctement — questions franches, réponses franches.

Lison, c’est quoi ton histoire avec le Japon ?

C’est une histoire qui remonte à loin : je m’y suis toujours intéressée. Enfant, je regardais beaucoup d’anime, je lisais des manga, je jouais à des RPG japonais. Vers 12 ans, c’est passé au niveau supérieur — j’ai commencé à apprendre quelques mots de japonais, à creuser la culture, et j’avais un groupe d’amis qui rêvait d’y aller. Moi, je savais que j’irais. Alors j’ai commencé à économiser, parce que si je n’y étais pas encore allée, c’était uniquement une question d’argent.

Et tu y es allée quand, la première fois ?

C’est là que ça devient cruel : billets d’avion réservés pour septembre 2020, tous les préparatifs faits… et le Covid est arrivé. Le Japon a fermé ses frontières pendant deux ans. J’y suis allée dès la réouverture, en 2022 — et depuis, j’y retourne tous les ans.

Tu avais peur de quoi, la première fois ?

J’avais une représentation du Japon assez différente de la réalité, surtout côté nourriture : peur que ce soit « chimique », que les goûts ne passent pas. Et peur d’être totalement désorientée une fois sur place. Spoiler : la nourriture est devenue une des raisons pour lesquelles j’y retourne — et c’est exactement pour ça que le carnet commence par tes appréhensions. Je les ai eues avant toi, et elles se désamorcent une par une.

« Vérifié sur place », concrètement, ça veut dire quoi ?

Que chaque lieu de la base, j’y suis allée — et que ce que je t’en dis vient de là, pas d’une fiche recopiée. Et comme je repars chaque année, le carnet est corrigé après chaque séjour : ce qui a fermé, changé de prix ou perdu son intérêt ne reste pas.

Pourquoi payer 29 € alors que tout est « gratuit sur internet » ?

Parce qu’on ne paie pas pour connaître des lieux — ils sont sur internet, c’est vrai. On paie pour tout ce qu’il y a autour : un trajet optimisé pour voir un maximum de choses à un rythme raisonnable, personnalisé selon tes goûts. Moi, je passe un temps fou à organiser mes voyages. Là, tu n’as rien à faire : tout est clé en main.

Ton conseil numéro un pour un premier Japon ?

Quand vous le pouvez, faites les choses à pied — entre deux quartiers proches, par exemple. C’est là qu’on découvre vraiment les rues japonaises. Et évitez de loger en plein cœur des gros quartiers : posez-vous juste à